Le billet de mon blog
suédois était aujourd’hui naturellement consacré à la décision de suspendre l’écotaxe.
Après un résumé des faits, ma conclusion était la suivante :
« même si la
décision est probablement la moins mauvaise d’un gouvernement sous pression,
elle montre un point faible du processus législatif français. La législation
change souvent d’une manière imprévisible pour les acteurs économiques, ce qui
ne les incite pas à investir. »
Mais sur ce point un peu
sécondaire par rapport au cœur du problème, c'est-à-dire la crise de l’industrie
agroalimentaire en Bretagne, l’approche
des responsables politiques est prometteur (même si c'est bien entendu beaucoup trop tôt de faire un bilan, on est au milieu d'un processus incertain de restructurations). L'impression c'est qu'ils montrent une volonté de
dialoguer, de tous réunir autour de la table pour trouver des solutions dans la
coopération et faire en sorte que tout le monde partage le diagnostic et se met d'accord sur la suite. Et justement éviter les incertitudes et les mauvaises surprises.
Mais
il faut aussi ne pas oublier que certains des facteurs aggravants pour
l’agriculture bretonne viennent de l’extérieur, comme le dumping social
internationale et européenne. Est-ce que l’avenir de la filière agricole
bretonne peut se faire d’une manière satisfaisante sans revision de certaines
normes européennes ?
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